Pendant longtemps je n’ai pas aime Marilyn Monroe, la trouvant trop poupée, trop blonde, trop voluptueuse, trop obvious en fin de compte.
Et puis j’ai vu Certains l’Aiment Chaud, ou elle est fabuleuse de drôlerie, et surtout les Misfists, et la j’ai enfin compris la fascination qu’a sur nous Marilyn, pourquoi elle est devenue un élément de l’inconscient collectif. Sa fragilité, ses cassures, ses yeux vides et tristes, ses airs de petite fille apeurée par la vie, cet adulte traqué, qui ne sait pas ce qu’il veut, a peur de son ombre et de la solitude, Marilyn, le miroir de nos tourments d’enfant qui n’a pas su grandir. Comme Gene Tierney. Leur beauté vient de cette fragilité de l’âme, les trébuchements de leur psyché, des complexités inextricables de leurs sentiments et la profondeur insondable de leur chagrin. Et le doute , toujours le doute en soi…
J’aime Gene et Marilyn, si belles, si fragiles…
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