samedi 23 octobre 2010

UN REGARD SI BEAU, UN REGARD SI TRISTE

Pendant longtemps je n’ai pas aime Marilyn Monroe, la trouvant trop poupée, trop blonde, trop voluptueuse, trop obvious en fin de compte.

Et puis j’ai vu Certains l’Aiment Chaud, ou elle est fabuleuse de drôlerie, et surtout les Misfists, et la j’ai enfin compris la fascination qu’a sur nous Marilyn, pourquoi elle est devenue un élément de l’inconscient collectif. Sa fragilité, ses cassures, ses yeux vides et tristes, ses airs de petite fille apeurée par la vie, cet adulte traqué, qui ne sait pas ce qu’il veut, a peur de son ombre et de la solitude, Marilyn, le miroir de nos tourments d’enfant qui n’a pas su grandir. Comme Gene Tierney. Leur beauté vient de cette fragilité de l’âme, les trébuchements de leur psyché, des complexités inextricables de leurs sentiments et la profondeur insondable de leur chagrin. Et le doute , toujours le doute en soi…

J’aime Gene et Marilyn, si belles, si fragiles…

samedi 16 octobre 2010

Grandes Joies Passagères

Angoisse due a une perception faussée des autres de soi même, qui est on vraiment, ce qu’on croit être, a l’intérieur de soi, ou la perception qu’ont les autres de notre être ?

La vie n’attend jamais, il n’y a que nous qui perdons du temps.

Impression bizarre : on est physiquement avec des personnes en un instant unique et ces personnes sont peu de temps après a des milliers de kilomètres. Curieux rapport espace- temps- proximité.

Depuis que ma vie est en jeux, je lis beaucoup moins mon horoscope quotidien.

L’étrange état des choses que de vouloir des raisons a toutes choses.
Le plaisir infime et pourtant si jouissant de n’avoir aucun but, aucune raison, rien n’à justifier ni conquérir.

Fuck, you can understand everything what’s written around, but I don’t want to understand, I want to be an autist, isolated happy in my own world, to play the dumb blonde who is asking stupid obvious questions, that’s what I want!

dimanche 3 octobre 2010

Petites pensées du dimanche

En juillet 2008, je suis tombée amoureuse  d’un homme qui n’a pas voulu de moi et moi je n’étais plus amoureuse de l’homme qui m’aimait. J’ai espéré pendant 2 ans, oui pendant 2 ans, que les choses allaient changer, quelque chose allait se passer, mais rien, car je n’ai rien fait au fond, j’attendais tout de l’autre, attente passive intense, comme si on ne voulait jamais vraiment recevoir ce qu’on désire. Espérer  pour survivre, pour rêver, pour rendre le quotidien moins plat, plus vif, et se cacher, un peu, les vérités profondes.

Tout le monde dégage une atmosphère, je me demande quelle est la mienne, reveuse, froide, distante, gaie, angoissée, légère….certaines personnes ne sont pas belles, mais leur atmosphère est si attachante, si chaleureuse, qu’on veut rester s’y lover toujours.


Mes décisions les plus belles, les courageuses les plus généreuses, ont été pour toujours…Je les ai prises pensant : je le désire jusqu'à la fin des temps et encore et encore. Bien sur rien n’est pour toujours, mais ce sont les événements de ma vie que je ne regrette pas et j’y pense avec amour et avec tendresse.


Aujourd’hui dimanche,  je suis en grève de la vie.

vendredi 1 octobre 2010

Du Resultat hasardeux des rencontres sur le net

Il ne reste que des prénoms: Mike, Dave, Neil, Glenn, Greg….plus de visages, mais des sons, des sensations, peut être, il y a longtemps dans un certain décor, une certaine atmosphère, depuis longtemps oublies, dépassés, vieillis, ombres de passage d’un passé laissé de coté. Mais pour eux aussi je suis un fantôme, ils ont quitte leurs habits de jeunesse pour devenir sérieux, amoureux parfois, des essais de vie dite normale avec famille et travail, comme moi.


Avant on les voyait dans les cafés, les bars, maintenant  on les rencontre par hasard sur facebook, drôle d’évolution, je préférais de loin ne pas être leur amie virtuelle, ne pas les connaître vraiment juste percevoir ces ombres familières rassurantes, mais physiquement, humainement présentes.

C’est étrange tout de même de suivre ce feuilleton de la vie qu’est la vie de ceux qu’on ne connaît pas vraiment mais pour les quels on éprouve une secrète tendresse pour avoir servi de décor a nos souvenirs de jeunesse, a des épisodes de notre vie.

Je suis toujours émue, étonnée et terriblement nostalgique d’un rencontrer un au hasard d’une journée, au détour d’une rue. Comme Tomas T. On ne se connaît pas, pas du tout, et pourtant il m’a accompagné presque partout lors des 15 ans de ma vie praguoise. Et comme un signe nous nous sommes pour la première fois serrés la main  lorsque j’ai quitté Prague et mes ombres familières.
Pour moi Tomas T, c’est cette grande araignée bien maigre dans les couloirs de Famu, dans l’atmosphère enfumée et alcoolique de Chapeau Rouge, Jo’s bar ou encore Saint Nicholas.  Mais aussi dans la rue, les trams, dans les bureaux de poste où j’ai passé des heures à faire la queue pour payer mes factures de gaz et d’électricité tous les mois. Revoir Tomas T. c’est revoir le passé, en vivant, en couleur, c’est se souvenir de détails, de sensations, de goûts, de gens, de moments oubliés. Tomas T., ou Mike, ou Glenn de Jo’s bar ou Zelezne Dvere sont mes petites madeleines à moi. Je revois Tomas T. dans le grand escalier de pierre de Famu, et je re-entends la fameuse petite musique de Famu comme disait Jean Christophe, bâtiment éternellement en travaux à l’époque, bruits de marteaux piqueurs, odeurs poudrées de ciment et de peinture, je ferme les yeux je monte les escaliers, il est la Tomas, il est toujours la dans mon souvenir, à coté du bureaux de la vratnice,la concierge cerbère, la blonde pas aimable pani Vokacova, qui me regardait à peine ou en soupirant, elle soupirait souvent pani Vokacova, pas facile de les mater tous ces étudiants pseudo artistes et vrais ados. Et je lis sur un papier scotché sur sa vitre qu’il est fortement déconseillé d’emmener son «  milacek » en cours, milacek ? On peut le traduire par son chéri ? Cela me laisse dubitative, intriguée, encore aujourd’hui, même si je comprends qu’ils parlent de leurs toutous, je trouve ça très symbolique que le milacek puisse être votre chien ou votre copain, en fonction du contexte. Voila je revois Tomas T dans la rue et je me mets à réfléchir à la mentalité tchèque, à leur amour des chiens à leur détestation des chats. Et je me souviens de tas de choses inutiles qui me rendent heureuse. Et je me réjouie de me souvenir, et je suis triste aussi, juste comme ça pour le plaisir de l’être un peu. Parce que c’est fini, cela ne reviendra plus jamais, et que c’était bien d’avoir 20 ans a Prague en 1995.